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L’interdiction de refuser les récits des Imams

Question:

Est-il permis de refuser les récits des Imams (عليهم السلام) car, par exemple, ils s’opposent à notre intellect, notre opinion ou que la chaîne de transmission aurait un défaut?

Réponse:

Sheikh Hussein al-Karaki al-Amili (رحمه الله) a dit: “Concernant la prohibition de rejeter un récit qui est attribué aux Imams (عليهم السلام) et de le démentir même si la narration vient d’une personne qui n’est pas fiable.

al-Kuleyni rapporte, dans le chapitre al-Kitman de Abi Obaydah al-Haddha, qui dit : j’ai entendu Aba Ja’far (عليه السلام) dire: “Par Allah, les plus aimés de mes compagnons sont les plus pieux, les plus compétents dans le Fiqh et ceux qui dissimulent le plus nos récits. Et les pires d’entre eux et les plus détestés auprès de moi, sont ceux qui, en entendant un récit qui nous est attribué et est rapporté par nous, le refusent car leur intellect ne l’accepte pas. Mais ils l’abhorrent et le rejette. Et déclare la mécréance sur celui qui a professé cela pour lui, alors qu’il ne sait pas si le récit est sorti de nous et s’il a été transmis de nous. Il serait donc par là expulsé de notre Wilayah.”

Et al-Saduq rapporte dans son Khisal d’une partie d’un récit du Commandant des Croyants (عليه السلام) qui a dit: “Si vous entendez un de nos récits de ce dont vous ne savez pas alors renvoyez le nous et arrêtez-vous à celui-ci, et soumettez-vous jusqu’à ce que la vérité devienne évidente.”

Et al-Barqi rapporte dans al-Mahasin de Abi Basir de Abi Ja’far ou Abi Abdallah (عليهم السلام) qui a dit: “Ne démentez pas un récit qui a été rapporté de la part d’un Murji ou un Qadri ou un Haruri qui nous a été attribué, car vous ne savez pas s’il contient une vérité et ainsi vous auriez démenti Allah au-dessus de son Trône .”

Et Qutb al-Din al-Rawandi rapporte, dans sa lettre qu’il a écrite pour expliquer les circonstances des récits de nos compagnons, que l’Imam al-Sadiq (عليه السلام) a dit: “Ne démentez pas un récit qui vous a été apporté par un Murji ou par un Qadri ou par un Khariji qui a nous a été attribué car vous ne savez pas s’il y a une part de vérité et vous auriez alors démenti Allah.”

Et à la fin du livre al-Sarair, ce qu’il a cité du livre Masail al-Rijal de al-Hadi (عليه السلام), Muhammad Ibn Issah qui a dit: Je lui ai demandé [à l’Imam], sur la science qui nous a été transmise de tes parents et grands-parents (عليهم السلام) qui diffère pour nous, alors que devons-nous faire? Agissons-nous par eux même s’il y a des divergences? Ou devons-nous te le renvoyer sur ce qu’il y a eu des divergences? Alors il a écrit: “Ce que vous savez qui est notre parole alors tenez-vous à celle-ci et ce dont vous ne savez pas, alors renvoyez-le nous .”

Et dans le livre Basair al-Darajat de Muhammad Bin al-Hassan al-Saffar, il est dit: “Il nous a été rapporté de Ahmad Bin Muhammad de al-Hassan Bin Mahbub de Jamil Bin Salih de Abi Obaydah al-Haddha de Abi Ja’far (عليه السلام), qu’il a dit: “En effet par Allah, les plus aimés de mes compagnons sont les plus pieux, les plus compétents dans le Fiqh et les plus dissimulateurs dans nos récits. Et les pires d’entre eux et les plus détestés auprès de moi, sont ceux qui, en entendant un récit qui nous est attribué et est raconté par nous, non seulement ne l’acceptent pas mais ils l’abhorrent et le rejettent. Déclare la mécréance sur celui qui a professé cela lui pour lui même, alors qu’il ne sait pas si le récit émane de nous et s’il a été transmis par nous. A cause de celà, il serait expulsé de notre Wilayah.”

Il nous a été rapporté de al-Haytham al-Nahdi, de Muhammad Bin Omar Bin Yazid de Yunus de Abi Ya’qub Ishaq Bin Abdallah de Abi Abdallah (عليه السلام) qui a dit: “Allah a caractérisé Ses serviteurs par deux versets de Son livre, mentionnant qu’ils ne diront que ce qu’ils connaissent et qu’ils ne rejetteront pas ce qu’ils ne connaissent pas. Allah (تبارك وتعالى) dit: “N’avait-on pas pris d’eux l’engagement du Livre, qu’ils ne diraient sur Allah que la vérité?” [7:169] Et IL a dit: “Bien au contraire: ils ont traité de mensonge ce qu’ils ne peuvent embrasser de leur savoir, et dont l’interprétation ne leur est pas encore parvenue.” [10:39]

Il nous a été rapporté de Muhammad Bin Issah de Muhammad bin Omar de Abdallah Bin Jundub de Sofiane Bin Alsamat qui a dit: J’ai dit à Abi Abdallah (عليه السلام): “Que je te sois sacrifié! L’homme nous vient de toi, il nous informe de toi une grande affaire. Nos poitrines nous serrent jusqu’à ce que nous le démentissions.” Il a dit: “N’avait-il pas voulu vous raconter?” J’ai dit “Oui.” Il a dit: “Disait-il que la nuit est le jour, et le jour est-il la nuit?” Je lui ai dit: “Non.” Il a dit: “Renvoyez-le à nous, car si vous le démentissez, vous nous aurez démenti.”

Il nous a été rapporté de Muhammad Bin al-Hussein de Muhammad Bin Ismael de Hamza Bin Bazigh de Ali al-Sai de Abi al-Hassan (عليه السلام) qu’il a écrit dans dans ses lettres: “Et ne dis pas de ce qui t’a été rapporté de nous ou attribué sur nous: “Ceci est faux [Batil] !” Même si tu connais son opposition! Car tu ne sais pas pourquoi nous l’avons dit et sur quelle signification elle aurait été dîtes.”

Il nous a été rapporté de Ahmad Bin Muhammad de Muhammad Bin Ismael de Ja’far Bin Bashir de Abi Basir de Abi Ja’far (عليه السلام) ou de Abi Abdallah (عليه السلام) qui a dit: “Ne dementissez pas un récit que quiconque vous a transmis, car vous ne savez pas si c’est la vérité et vous aurez alors démenti Allah au-dessus de son Trône.”

Je dis: La signification de ces récits honorables et leur sens est que l’humain, lorsqu’il entend un récit de la Famille de Muhammad (عليهم السلام) et qu’il s’y oppose par son opinion et sa passion ou qu’il accepte ce qui a été rapporté d’eux (عليهم السلام) dans un autre sens, ou qu’il n’appréhende pas une signification, ou qu’il a des déficits de compréhension engendrant des problèmes [avec le récit], ou car il n’est pas en accord avec l’intellect ou avec la bonté, alors qu’il ne se dépêche pas à le démentir et à le rejeter. Mais si il trouve un sens authentique, ou une interprétation qui est proche [au récit], alors qu’il s’y tienne ou qu’il se taise sur celui-ci sans qu’il ne l’accepte et sans qu’il ne le rejette car il y a des possibilités qu’il ait été rapporté sur des choses que son intellect ne peut appréhender, ou des raisons qui n’ont pas encore été révélées dû à la dissimulation de la foi [taqiyah] ou autre.

Le Sheikh al-Mufid (رحمه الله) a dit dans al-Masail al-‘Akbariyah que la parole des Imams (عليهم السلام) sortait sur de l’apparent qui est en accord avec l’ésotérique de l’affaire dépendamment des conséquences et d’eux sortait ce que l’apparent opposait son ésotérique pour la dissimulation de la foi [taqiyah] et en cas de contrainte [al-idhtirar] et de celle-ci ce que l’apparent (l’obligation, et l’impératif, sont par eux mêmes des [choses] déplorables, rabaisser et préférer) et par celle-ci ce dont l’apparent est un rabaissement et une diminution et ceci est sur l’obligation, et parmi celle-ci une généralité qui veut signifier une minorité, et une minorité voulant signifier généralité et un apparent qui est faussement dans ce qui n’était pas vraiment une réalité de la parole, et une opposition pour l’armistice et la tromperie et protégé l’écoulement de sang, et ceci n’est pas étrange ou innovateur de leur part, et le Coran qui est la parole d’Allah (عز وجل) dont il y a guérison et l’évidence a des divergences dans son apparent et il est évident au gens la considération de ces significations. / fin de sa parole.

Et ce qu’il signifie par sa comparaison est en défense à celui qui est devenu confus à cause des divergences dans les récits, et sinon le Coran qui est descendu sur Muhammad et Sa Famille (عليهم السلام) et chez eux, il est clair, évident et il n’y a pas de divergence. Sa divergence apparente est selon nous et nous sommes commandé de revenir à eux pour son exégèse et son interprétation et la compréhension de ce qui est signifié [du Coran].

Et sache que la divergence dans les récits qui rend confus la majorité de celle-ci était dans les anciens livres qui étaient courant dans son temps (رحمه الله) et lui [c’est-à-dire al-Mufid] et ses semblables sont ceux qui ont fait connaître aux savants toutes les significations [des récits]. Et la confusion est pour la masse des gens et ceux qui ont pris leur chemin de la [secte des] Muqalidah et de la [secte des] Hashawiyyah. Et concernant les livres qui nous sont arrivés spécialement al-Arba’ah [al-Kafi, al-Istibsar, Tahdhib al-Ahkam, al-Faqih], leurs auteurs (رحمهم الله) ont fait de leurs mieux dans la composition et le raffinage et ont expliqué les problèmes. De ce fait, ils n’ont pas narré un récit problématique sans que juste après ils aient cité ce qui éclaircit [la problématique], soit par un récit soit par le résultat de leurs pensées. Ils nous ont montré ceci pour que nous les suivions et que nous soyons guidé par leurs lumières, Ô Allah autre que les choses que ce que les Imam de la guidance (عليهم السلام) m’ont demandé de m’arrêté car il nous manque une signification comme le récit des noms [Hadith al-Asmah] dans Usul al-Kafi, ainsi que le récit de la longueur d’Adam et d’Ève dans al-Rawdah et d’autre dans le genre. Ils l’ont rapporté comme elle est pour que nous prenions exemple de leurs bonnes manières et que nous nous taisions sur ce sur quoi ils se sont tus, et nous n’imposions pas ce dont nous ne comprenons pas et à Allah revient le succès (et à lui je me confie). [Hidayat al-Abrar, Page 89-93]

في النهي عن رد الأخبار المنسوبة الي الأيمة (ع) وتكذيبها وإن كان راويها ممن لا يوثق [به].
روي الكيني في باب الكتمان عن أبي عبيدة الحذا قال سمعت أبا جعفر(ع) يقول: «والله إن أحب اصحابي إلي أورعهم وأفقههم وأكتمهم لحديثنا وإن أسواهم عندي حالاً وأمقتهم الذي أذا سمع الحديث ينسب الينا ويروي عنا فلم يعقله اشماز منه وجحده وكفر من دان به وهو لا يدري لعل الحديث من عندنا خرج والينا أسند فيكون بذلك خارجاً من ولايتنا».
وروي الصدوق في «الخصال» من جملة حديث عن أميرلمؤمنين«ع» قال: «اذا سمعتم من حديثنا ما لا تعرفون فردوه الينا وقفوا عنده وسلموا حتي يتبين لكم الحق».
وروي البرقي في «المحاسن» عن أبي بصير عن أبي جعفر أو أبي عبدالله «ع» قال: «لا تكذبوا بحديث أتاكم به مرجيء ولاقدري ولا حروري ينسبه إلينا فانكم لاتدرون لعله شيء من الحق فيكذب الله فوق عرشه».
وروي قطب الدين الراوندي في الرسالة التي ألفها لبيان أحوال أحاديث أصحابنا قال قال الصادق«ع»: «لاتكذبوا بحديث أتي به مرجيء ولا قدري ولا خارجي فنسبه إلينا فانكم لاتدرون لعله شيء من الحق فتكذبوا بالله».
وفي آخر كتاب السرائر مما نقله من كتاب مسائل الرجال عن الهادي«ع» محمد بن عيسي قال سألته عن العلم المنقول إلينا عن آبائك وأجدادك«ع» قد إختلف علينا فكيف نصنع؟ أنعمل به علي إختلافه؟ أو نرد إليك فيما أختلف فيه؟.
فكتب «ما علمتهم أنه قولنا فالزموه وما لم تعلموهم فردوه إلينا».
وفي كتاب «بصائر الدرجات الكبير» لمحمد بن الحسن الصفار قال: حدثنا أحمد بن محمد عن الحسن بن محبوب عن جميل بن صالح عن أبي عبيدة الحذا عن أبي جعفر«ع» قال سمعته يقول: «أما والله إن أحب أصحابي إلي أوردعهم وأفقههم وأكتمهم لحديثنا وإن أسواهم عندي حالاً وأمقتهم إلي الذي اذا سمع الحديث ينسب الينا ويروي عنا ولم يقبله أشماز منه وجحده وكفر من دان به وهو لايدري لعل الحديث من عندناخرج والينا أسند فيكون بذلك خارجاً من ولايتنا».
حدثنا الهيثم النهدي عن محمد بن عمر بن يزيد عن يونس عن أبي يعقوب إسحاق بن عبدالله عن أبي عبدالله«ع» قال: «إن الله تبارك و تعالي خص عباده بآيتين من كتابه أن لا يقولوا حتي يعلموا ولا يردوا ما لم يعلموا إن الله تبارك و تعالي يقول – ألم يؤخذ عليهم ميثاق الكتاب أن لا يقولوا علي الله إلا الحق – وقال: – بل كذبوا بما لم يحيطوا بعلمه ولما يأتهم تأويله -».
حدثنا محمد بن عيسي عن محمد بن عمر عن عبد ب جندب عن سفيان بن السمط قال قلت لأبي عبدالله«ع» جعلت فداك إن الرجل ليأتينا من قبلك فيخبرنا عنده بالعظيم من الأمر فتضيق بذلك صدورنا حتي نكذبه قال: فقال أبو عبدالله «ع» أليس عني يحدثكم.
قال: قلت بلي قال: فيقول لليل أنه نهار وللنهار أنه ليل. قال فقلت له. لا. فقال ردوه الينا فانك إن كذبت فانما تكذبنا».
حدثنا محمد بن الحسين عن محمد بن إسماعيل عن حمزه بن بزيع عن علي السائي عن أبي الحسن «عليه السلام» أنه كتب اليه في رسالاته : «ولا تقل لما بلغك عنا أو نسب الينا هذا باطل وإن كنت تعرفه خلافه فانك لاتدري لم قلنا وعلي أي وجه وصفه. 
حدثنا أحمد بن محمد بن اسماعيل عن جعفر بن بشير عن أبي بصير عن أبي جعفر«ع» أو عن أبي عبدالله«ع» قال: «لا تكذبوا بحديث اتاكم به أحد فانكم لاتدرون لعله من الحق فتكذبوا الله فوق عرشه».
أقول المراد من هذه الأحاديث الشريفة وما في معناها أن الانسان اذا سمع حديثاً عن آل محمد«ع» وكان مخالفاً لرأيه وهوأه أو لما روي عنهم«ع» في معناه أو لم يدرك له معناً محصلاً إما لا شكاله او لقصور الفهم عنه او لعدم موافقته للعقل او الحسن فلا يسارع اليت كذيبه ورده بل إن رأي له جهاً صحيحاً او تأويلاً قريباً حمله عليه وإلا سكت عنه من غير قبولولارد لامكان وروده علي إمر لايحتمله عقله أو سبب لم يظهر له وجهه من تقية أو غيرها.
قال الشيخ المفيد – ره – في «المسائل العكبرية» إن اقوال الأيمة (ع) كانت تخرج علي ظاهر يوافق باطنه الأمر من العواقب ويخرج منها ما ظاهره خلاف باطنه للتقية والاضطرار، ومنها ما ظاهره (الايجاب والالزام وهو في نفسه ندب ونقل وأستحباب) ومنها ما ظاهره نقل وندب وهو علي الوجوب، ومنها عام يرادبه الخصوص وخاص يراد به العموم وظاهره مستعار في غير ما وضع له حقيقة الكلام وتعريض في القول للاستطلاح والمدارة وحقن الدماء وليس ذلك بعجب منهم ولابدع والقرآن الذي هو كلام الله عزوجل وفيه الشفاء والبيان قد اختلف ظواهره وتباين الناس في اعتبار معانيه انتهي كلامه.
ومرادهمجردالتمثيل لدفع شبهة من تحصل له الحيرة في اختلاف أحاديثنا وإلا فالقرآن إنما نزل علي محمد وآله (ع) وهو عندهم وأضح مبين لا إختلاف فيه وانما إختلافه ظاهر بالنسبة‌الينا ونحن مأمورون بالرجوع اليهم في تفسيره وتأويله ومعرفةالمراد منه.
وأعلم أن اختلاف الأحاديث الموجب للحيرة إنما كان عظمه في الكتب القديمة المتداولة في زمانه – ره – وكان [هو] أمثاله من فحول العلماء يعرفون كلاً علي وجهه وإنما تحصل الحيرة فيه للعوام ومن جري مجراهم من المقلدة والحشوية وأما الكتب التي وصلت الينا خصوصاً «الأربعة» فان مؤلفيها – ره – بذلوا جهدهم في تهذيبها وضبطها وبيان مشكلاتها فلم يرووا حديثاً مشكلاً إلا وفي مقابله ما يوضحه إما من الحديث أو من نتائج أفكارهم وبينوا لنا طريق ذلك لنقتدي بهم ونهتدي بأنوارهم اللهم إلا أشياء موقوفة علي التوقيف من أيمة المهدي – ع – لعدم ظهور المراد منها لنا نحو «حديث الأسماء» في أصول الكافي، وحديث «طول آدم وحواء» في الروضة، وغير ذلك. فانهم نقلوها كما هي لنتأدب بآدابهم ونسكت عما سكتوا عنه ولا نكلف أنفسنا فهمما يعجز عن أدراكه ومن الله التوفيق. (عليه توكلت) .

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