Amali al-Tusi: al-Mufid, de al-Ja’abi, de Ibn ‘Uqda, de Muhammad Ibn Yusuf Ibn Ibrahim de son père, de Wahib Ibn Hafs, de Abi Hussan al-‘Ajli qui a dit: “J’ai rencontré UmmatAllah, fille de Ruchayd al-Hajari, et je lui ai dit: ‘Informe-moi de ce que tu as entendu de ton père.’ Elle a dit: ‘J’ai entendu mon père dire : “Mon aimé, le Commandant des Croyants (عليه السلام) m’a dit: ‘Ô Ruchayd! Seras-tu patient lorsque l’illégitime des Ommeyades t’appellera pour te trancher les pieds, les mains et la langue?”.  J’ai dit: “Ô Commandant des Croyant, est-ce que le Paradis sera le résultat de ceci?” Il répondit: “Ô Ruchayd! Tu es avec moi dans ce monde, ainsi que dans l’au-delà”. Elle dit: Quelques jours ont passé quand Ubaydallah Ibn Ziyad, l’illégitime, l’a appelé puis lui a demandé de se dissocier [de Ali].” Alors Ibn Ziyad a dit: “Tu as été informé à ce sujet, alors comment veux-tu mourir?” Ruchayd répondit: “Mon ami (صلوات الله عليه) m’avait dit que je serais obligé de me dissocier de lui, et que lorsque je refuserais de le faire, mes mains, mes pieds et ma langue seraient tranchés.” Il a répondu: “Par Allah! Je vais démentir ses paroles.” Puis il lui a ordonné d’être mis en avant, ses mains et ses pieds doivent être amputés tandis que sa langue devra être laissée intacte. Ils l’ont amputé et l’ont emmené chez moi. J’ai dit: “Ô mon père que je sois sacrifiée pour toi! Sens-tu de la douleur à cause de ce qu’il t’es arrivé?” Il répondit: “Non, par Allah, ma fille, mais je me sens semblable à une personne prise au piège au milieu des gens.” Quand ils le firent sortir du palais, le peuple a commencé à se recueillir à une certaine distance de lui. Il a dit: “Apportez-moi du papier et de l’encre pour que je vous dise ce que m’a appris mon maître, le Commandant des Croyants (عليه السلام). Et ils lui ont apporté du papier et de l’encre. Il a alors commencé à dicter aux gens les récits des épopées et des choses en les reliant au Commandant des Croyants (عليه السلام).” Puis ceci a été rapporté à Ibn Ziyad, qui a envoyé un bourreau pour lui couper sa langue. Il est mort la même nuit. Le Commandant des Croyants (عليه السلام) l’appelait Rashed al-Mubtala [qui a reçu de la calamité]. Il lui avait donné la science de la Balaya [calamité] et les Manaya [décès] et, tout au long de sa vie,s’il [Ruchayd] croisait une personne, il lui disait: “O untel, fils d’untel, tu seras tué de telle manière. O untel, tu vas te faire tuer de ce type de meurtre”… de sorte qu’il se produirait exactement comme le disait Ruchayd. Qu’Allah lui fasse miséricorde.” [Bihar al-Anwar, Volume 42, Page 121-122]

– أمالي الطوسي: المفيد، عن الجعابي، عن ابن عقدة، عن محمد بن يوسف بن إبراهيم عن أبيه، عن وهيب بن حفص، عن أبي حسان العجلي قال: لقيت أمة الله بنت راشد الهجري فقلت لها: أخبريني بما سمعت من أبيك، قالت: سمعته يقول: قال لي حبيبي أمير المؤمنين عليه السلام: يا راشد كيف صبرك إذا أرسل إليك دعي بني أمية فقطع يديك ورجليك ولسانك؟ فقلت: يا أمير المؤمنين أيكون آخر ذلك إلى الجنة؟
قال: نعم يا راشد وأنت معي في الدنيا والآخرة، قالت: فوالله ما ذهبت الأيام حتى أرسل إليه الدعي عبيد الله بن زياد فدعاه إلى البراءة منه، فقال له ابن زياد: فبأي ميتة قال لك صاحبك تموت؟ قال: خبرني خليلي صلوات الله عليه أنك تدعوني إلى البراءة منه فلا أتبرأ، فتقدمني فتقطع يدي ورجلي ولساني، فقال: والله لأكذبن صاحبك، قدموه واقطعوا يده ورجله واتركوا لسانه، فقطعوه ثم حملوه إلى منزلنا، فقلت له: يا أبت جعلت فداك هل تجد لما أصابك ألما؟ قال: لا والله يا بنية إلا كالزحام بين الناس، ثم دخل عليه جيرانه ومعارفه يتوجعون له فقال:
آتوني (1) بصحيفة ودواة أذكر لكم ما يكون مما أعلمنيه مولاي أمير المؤمنين عليه السلام فأتوه بصحيفة ودواة، فجعل يذكر ويملي عليهم أخبار الملاحم والكائنات ويسندها إلى أمير المؤمنين عليه السلام، فبلغ ذلك ابن زياد، فأرسل إليه الحجام حتى قطع لسانه فمات من ليلته تلك، وكان أمير المؤمنين عليه السلام يسميه راشد المبتلى، وكان قد ألقى إليه علم البلايا والمنايا، فكان يلقى الرجل ويقول له: يا فلان بن فلان تموت ميتة كذا، وأنت يا فلان تقتل قتلة كذا، فيكون الامر كما قاله راشد رحمه الله (2).

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